l'aventure humaine
L'Andalus était, à bien des égards, radicalement différente de l'Europe chrétienne. Alors que l'Europe rurale s'était appauvrie, l'Andalus était une région de villes prospères tournées vers le commerce. Ses produits, notamment le verre, le papier, le cuir, l'orfèvrerie et les soieries, jouissaient d'une grande renommée jusqu'en Inde. Les souverains musulmans toléraient généralement les chrétiens et les juifs et encourageaient la diversité culturelle.
Les sciences, la médecine et la philosophie étaient florissantes, en particulier à Cordoue, la capitale. Les savants islamiques espagnols, tel Averroès, étudièrent les œuvres d' Aristote et des autres philosophes grecs, qui furent traduites en latin avant d'être diffusées dans le reste de l'Europe. Cette situation dura sous le gouvernement du lettré ambitieux Ibn Abi Amir, connu sous le nom d'al-Mansour («le Victorieux») et qui exerça une véritable dictature jusqu'à sa mort en 1002. L'Andalus se morcela alors en petites factions et en principautés, dressées les unes contre les autres (les taifas).
Après la disparition du califat (1031), l'Espagne musulmane connut une réunification de courte durée sous des envahisseurs musulmans d'Afrique du Nord, les Almoravides (1086-1147) puis les Almohades (1147-1212), qui cherchèrent à instiller dans la population maure indigène un islam plus teinté d'intégrisme. En dépit de certains succès temporaires, l'Espagne musulmane ne pourra désormais que se tenir sur la défensive.
AL ANDALUS partie 1
AL ANDALUS partie 2